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Commentaire

La « grocery » de grand-papa — 22 commentaires

  1. Bonjour,

    Notre famille a vécu plusieurs années au 1581 rue Gilford, soit à 5 portes à l’ouest de l’épicerie de monsieur Arthur Pilon. Mon frère, plus vieux que moi, a livré des commandes avec la bicyclette de monsieur Pilon.
    J’ai également travaillé sous la supervision de monsieur Pilon, comme quêteur à l’église Saint-Stanislas de Kostka, aux messes du dimanche: monsieur Pilon était responsable des placiers et quêteurs.
    Au début, la maison à côté de notre logement comprenait un salon de barbier de monsieur Sénécal et plus ce fut un bijoutier, monsieur Lemire.
    Il y avait également une buanderie chinoise au coin de Fabre, nord-ouest de Gilford et un épicerie de la famille Soucis, nord-est, qui faisait aussi crédit à leurs clients.

    • Arthur était le fils de mon grand-père et frère de mon père Louis. Quand l’épicerie a été vendue, Arthur a été travaillé chez Soucis! Mon père faisait parti de l’Amicale Saint-Stanislas et était aussi placier et quêteur à la messe.

  2. Merci encore Monsieur Robert,
    Tous ces petits détails d’une vie passée, avec des photos qui rendent le sujet encore plus véridique. J’ai souvenir aussi d’être allée à la « grocery » du coin et faire préparer une tranche de steak dans la ronde, à la demande de ma mère.

  3. Le problème avec ce beau texte de Robert Pilon c’est que …on va lui en demander d’autres. Assez fréquemment, sur le site de la gang du Plateau, Robert ajoute plein de détails sur les commentaires des membres de la «gang». C’est d’ailleurs là qu’il a été recruté pour ce texte.
    En effet, cette rubrique, qui s’esquisse avec les anciens commerces familiaux, est des plus intéressantes. C’est la source de petits détails sur les habitudes des gens, leur mode de vie aussi. Cela permet de bien saisir le quotidien de ce temps.
    Alors, Robert ! À quand le prochain?
    Le secteur plus à l’est de Papineau (De Lorimier) manque un peu de souvenirs.
    Merci pour le texte et les photos.

    • Merci! Ça m’a donné effectivement le goût d’écrire d’autres souvenirs de jeunesse sur le Plateau. Attendons l’inspiration!

  4. Fort intéressant
    Belle reconstitution de l’époque.
    Mes grands-parents maternels, Wilhelm Léger et Emma Laberge, habitaient au 1951 Gilford, soit tout près du 1613!

  5. Cher Robert,
    C’est avec un petit bonheur dans le coeur que de lire cette « chronique d’époque ».
    Qui de nous, enfant, n’a pas eu à aller chercher la livre de steak haché à la grocery qui manquait pour le repas.
    En main, nous avions le dollar (en papier) qui venait avec les consignes de maman: « Amuse toi pas en chemin! » ou
    « Tu ramène le change au complet! ». (1lb pour 88¢).
    Ou encore, en visite chez Grand-Papa, le dimanche, la petite tournée des bonbons à 1¢ au Marché Brochu, coin Marie Anne et Brébeuf.
    En chacun de nous dort ces petits trésors de souvenirs.

    • Merci pour ces souvenirs de jeunesse! C’est toujours plaisant d’entendre ce genre d’histoire!

  6. Votre grand-père serait actuellement « IN »
    Depuis quelques années la consommatrice revient aux petites boutiques spécialisées. Le concept est un retour aux contacts plus humain.
    Signes des temps nouveaux ou retour aux sources , un peu des deux!
    Félicitations a vous pour ce délicieux moment.

  7. Merci Robert pour ce très beau témoignage.
    On croirait y être. Les photos sont d’une clarté remarquable. Mon arrière grand-père était marchand général (son père aussi) c’était à Saint-Denis sur Richelieu et quand j’étais petite, son magasin ressemblait encore un peu à celui de votre grand père. C’est un super marché maintenant…
    Comme le métier de marchand rayonnait sur l’entourage alors, je n’en reviens pas.

    • Merci! Vous avez tout à fait raison dans vos propos, quand on dit que l’épicerie était un lieu de rencontres du quartier. Je me souviens quand j’allais à la boucherie Émard avec ma mère et que la femme du boucher m’embrassait sur les joues quand j’entrais et qu’elle jasait ensuite avec ma mère des potins, pendant que M. Émard préparait sa commande.

        • Normal, Michel Tremblay demeurait coin Gilford et Mont-Royal et puis après sur Fabre, une rue à côté de Marquette.
          De plus, j’ai eu une enfance un peu semblable. Il écoutait les histoires de sa mère et de ses tantes, caché sous la table. Moi, j’écoutais les histoires de ma mère et de mes cinq sœurs, accoté sur le radiateur dans le salon en regardant dehors avec le store peu ouvert pour espionner la rue! 🙂

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